Le projet de verger conservatoire de Cheddes
Ah, le Verger Conservatoire de Cheddes… Si vous passez par Passy, c’est une halte qui vaut vraiment le détour. Ici, on ne fait pas que cultiver des arbres, on cultive une mémoire, celle des fruits de nos montagnes. On y prend soin de variétés anciennes, parfois oubliées, et on les fait revivre avec passion.
Ce lieu, porté par l’association Une Farandole et tout un réseau de partenaires locaux, c’est un peu un trésor vivant. On y croise des pommiers, des poiriers et d’autres fruitiers qui racontent l’histoire du terroir du Pays du Mont-Blanc. Mais ce n’est pas qu’un musée. C’est aussi un terrain de jeu pour l’avenir : face au changement climatique, on y teste, on observe, on expérimente pour voir comment ces espèces s’adaptent.
Et puis, ce verger, il vit. Tout au long de l’année, il y a des ateliers où l’on met les mains dans la terre. Vous pourrez y apprendre la taille à la bonne saison, vous essayer à l’art délicat de la greffe, ou tout simplement échanger autour des bons gestes d’une arboriculture plus respectueuse. Ce qui compte ici, c’est de partager le plaisir simple de croquer une pomme du coin, avec son goût d’autrefois, et de transmettre ces savoir-faire à ceux qui voudront les garder vivants.
La farandole
La Farandole, c’est une asso qui est vraiment ancrée dans le Pays du Mont-Blanc depuis plus de 30 ans. On la croise dans pas mal de projets collectifs, comme la Ferme Pour Tous à Domancy, ou avec les réseaux d’écoles laïques du coin, à Passy par exemple.
Son truc, c’est de mêler le côté paysan, social et citoyen. L’idée, c’est de défendre une alimentation qu’on maîtrise, de tisser de la solidarité et de se transmettre des savoir-faire. Concrètement, ça se décline en plusieurs actions :
- Se nourrir autrement. Ici, pas de grosse mécanique. On est sur une agriculture paysanne, locale et bio. Les membres participent directement à la production – du pain au levain, du maraîchage, des petites cultures – pour que le territoire gagne en autonomie alimentaire.
- Chercher à créer du lien et de la solidarité : c’est un lieu ouvert, où on se croise, où on se rencontre, où se mélangent les générations et les milieux. On échange des trucs, on coopère, on fait du troc, en dehors des circuits commerciaux classiques.
- Ou l’on peut partager et former : grâce à des ateliers, des chantiers participatifs et des rendez-vous réguliers, on apprend vraiment à faire : boulangerie, maraîchage, éco-construction, entretien des jardins… Des compétences concrètes, utiles au quotidien.
- On prend plaisir à faire vivre le lieu: en travaillant main dans la main avec d’autres acteurs locaux – les AMAP, les assos culturelles itinérantes – on organise des événements, des marchés à la ferme, des moments conviviaux où tout le monde se sent bien.
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